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Postcard from somewhere between Lomé (Togo) and Calabar (Nigeria)
Sunday, November 23, 2008After almost 12 hours on planes and in airports, I am about to land in Calabar, in southeastern Nigeria. It sounds and feels like a long time, especially in view of the fact that I never left the African continent. My journey started in Lomé at six in the morning, heading first to Accra (Ghana), then from Accra to Lagos (Nigeria), and finally from Lagos to Calabar.  In fact, I spent most of that time waiting rather than actually moving. However, when traveling alone, I try to make the best use of my time by either reading a great book, maybe finishing that overdue story for the Canadian Red Cross or, why not, meeting interesting people. While in line for immigration procedures, I had a chat with an American citizen who’s doing business in the oil industry. We had an interesting exchange about the ups and downs of the world economy. There was also a woman from Guinea, Carla, a pharmacist who wants to change the world. We discussed the Red Cross malaria integrated campaign in Togo and Nigeria, and more specifically the health effects of malaria on children and the dream to see a vaccine in the future. The downside of meeting people in airports is probably the lack of time to know them better, but then you can’t have it all. Calabar, the capital of Cross River State, will be my Nigerian home for the next three weeks. My first impression of Calabar ? Very good ! For one, my new Red Cross friends, Canadians Doug and Carmen and Nigerians Bassey and Chuma were waiting for me at the airport. Of the many towns and cities I visited on the African continent, Calabar must be one of the cleanest. Prior to arriving in the country, I had read a blog from a local university student who was saying how very proud she was of the environment she lived in. In fact, everywhere in the city I can see signs ‘Keep Calabar beautiful’. I‘ll do my best. Carte postale de quelque part entre Lomé (Togo) et Calabar (Nigéria)Dimanche 23 novembre 2008 Après presque 12 heures passées dans des avions et des aéroports, je suis sur le point d’atterrir au Calabar, au sud-est du Nigéria. Ce voyage semble long, surtout lorsqu’on sait que je n’ai même pas quitté le continent africain. Mon voyage a débuté à Lomé à six heures du matin : je suis allée premièrement à Accra (Ghana), ensuite d’Accra à Lagos (Nigéria) et finalement de Lagos à Calabar. En fait, j’ai passé plus de temps à attendre qu’à voyager. Cependant, lorsque je voyage seule, j’essaie de faire bon usage de mon temps en lisant un bon livre, en finissant un article en retard pour la Croix-Rouge canadienne ou, pourquoi pas, en rencontrant des gens intéressants. Pendant que j’attendais pour régler les formalités d’immigration, j’ai bavardé avec un citoyen  américain qui travaille dans l’industrie pétrolière. Nous avons eu un échange intéressant au sujet des hauts et des bas de la conjoncture économique mondiale. Il y avait aussi une Guinéenne, Carla, une pharmacienne qui veut changer le monde. Nous avons discuté de la campagne intégrée de lutte contre la malaria que mène la Croix-Rouge canadienne au Togo et au Nigéria, et plus particulièrement des effets de la malaria sur la santé chez les enfants et du rêve de voir la découverte d’un vaccin. L’inconvénient des rencontres faites dans les aéroports est probablement le manque de temps afin de mieux connaître les gens, mais on ne peut pas tout avoir. Je m’installe à Calabar, la capitale de l’État de Cross River, pour les trois prochaines semaines. Ma première impression de Calabar? Très bonne! Premièrement, mes nouveaux amis de la Croix-Rouge, les Canadiens Doug et Carmen et les Nigérians Bassey et Chuma, m’attendaient à l’aéroport. Des nombreuses villes que j’ai visitées sur le continent africain, Calabar est sans doute l’une des plus propres. Avant d’arriver au pays, j’avais lu un blogue d’une étudiante universitaire de la région qui disait comment elle était fière de l’environnement dans lequel elle vivait. En effet, dans toute la ville, je vois des enseignes sur lesquelles est écrit « Gardez Calabar belle! ». Je ferai de mon mieux. Posted for France HurtubiseLabels: bed nets, canadian red cross, France Hurtubise, malaria, malaria bed nets, malaria bites, Togo
The women in my neighborhood
November 17, 2008Ayi Malou … Ayi Malou! children are yelling at the top of their voices. Ayi Malou is the name they have given to an outstanding woman in my neighborhood. The words actually mean rice and beans. Every day, this woman sets her rickety shop at the junction of two dusty streets, sitting behind her rented counter with smoking pots. She has decided on her own to help those who cannot afford to feed themselves properly. Her customers are mostly local children who arrive with their own tin pans. For a symbolic price, just enough to cover the cost, they will receive a ladleful of beans and rice. This woman is one of many who live in this multi-ethnic district of Lomé … which also happens to be my own neighborhood.
 Of all missions I have carried out for the Red Cross in the past, I cannot think of one when I lived in such intimate relationship with the local people. One of the reasons one joins the Red Cross for humanitarian work is that one wishes to be close to those who are in need in order to understand their situation. I love this neighborhood because it constantly reminds me why I am here.
At daybreak, even before the sun is up, women everywhere are already at work. Some are busy sweeping away any rubbish around their homes, others are making fire for the morning meal, while keeping an eye on the little ones pulling at their bubus.
The women in my neighborhood come from all over the country. The latest statistics, which date back ten years, show that one-third of the population lives in poverty and that the most affected regions are Cara and Savannes, just north of the capital. Near my home are a group of some thirty women who are now living here. They came from a small village by the name of Vogan north of Lomé in order to earn a living. They have left their men up there and are running a small hotel. While the men till the land in the village, the women move to the capital to live on odd jobs or set up small shops. They are the ones who pay the price of being away from home in order to earn what the family needs to live on.
When night falls, water carriers, slow-moving women with pails on the top of their heads, go around selling this precious commodity that we all need. Again, official statistics say that 57% of households in urban areas do not have access to drinkable water, and that 80% of Togolese homes do not have a latrine.
The women I meet in the morning as I go to work, and again when I come back home, the women with whom I exchange a smile or a few words, are very courageous. And they are the women in my neighbourhood. Les femmes de mon quartier le 17 novembre 2008
Ayi Malou … Ayi Malou ! crient des enfants à tue-tête. Ayi Malou est le nom que les enfants o nt donné à cette femme exemplaire du quartier où j’habite. Ayi Malou veut dire du riz et des haricots. Tous les jours, cette femme s’installe derrière son comptoir de fortune qu’elle loue pour une bouchée de pain, Assise au croisement de deux rues poussiéreuses, elle surveille ses chaudrons fumant de nourriture. Cette femme a décidé d’elle-même qu’il fallait s’occuper de ceux qui n’avaient pas les moyens de se nourrir convenablement. Sa clientèle se compose essentiellement d’enfants du coin qui arrivent avec leur gamelle. Contre une somme symbolique, juste assez pour payer les frais, ils reçoivent une louche pleine de haricots et de riz. Cette femme est l’une de ces femmes qui peuplent ce quartier multiethnique de Lomé… qui est aussi mon quartier!
Depuis que je fais des missions avec la Croix-Rouge, je ne me souviens pas d’avoir habité dans un quartier où la proximité avec les habitants est si intime. L’une des raisons pour lesquelles on se joint à la Croix-Rouge pour effectuer des missions humanitaires est qu’on veut être près des gens afin de comprendre pourquoi on est là. J’aime bien ce quartier, car il me rappelle constamment les raisons pour lesquelles je suis ici.
Le matin aux aurores, avant même le lever du soleil, les femmes sont déjà au travail. Certaines s’affairent à balayer autour de leur modeste maison, d’autres font du feu pour la préparation du repas, tout en veillant sur les tout-petits qui s’accrochent à leur boubou.
Les femmes de mon quartier viennent de l’ensemble du pays. Selon les dernières statistiques, qui datent de plus de dix ans, le tiers de la population est pauvre et les régions les plus touchées sont Cara et Savannes, situées au nord de la capitale. Tout près de chez moi, il y a un groupe d’une trentaine de femmes qui ont élu domicile. Elles sont venues d’une bourgade au nord de Lomé, Vogan, pour gagner leur pain. Elles ont laissé leurs hommes là-bas et gèrent un petit hôtel local. Pendant que les hommes labourent la terre dans leur village, les femmes s’installent dans la capitale pour faire des petits boulots ou ouvrir un commerce. En effet, ce sont souvent les femmes qui font le sacrifice et s’expatrient pour nourrir la famille.
À la tombée de la nuit, les porteuses d’eau coiffées de leur seau sillonnent les rues pour vendre cette denrée essentielle. Toujours selon les données officielles, 57% des ménages des régions urbaines n’ont pas accès à l’eau potable et 80% des maisons togolaises ne disposent pas de latrines.
Ces femmes croisées le matin avant de me rendre au travail ou encore le soir à mon retour, et avec qui j’échange un sourire ou un bonjour, sont bien courageuses. Ces femmes, et bien d’autres, ce sont les femmes de mon quartier ! Posted for France Hurtubise
Mosquito nets will soon be on their way to every district in the country
L omé, November 12, 2008
Time flies! The office is like a bee’s nest where every one is busy as can be. For the last w eek, that is since my arrival here, we have been in an emergency situation. The long-lasting insecticide-treated nets bound for every part of the country arrived at the beginning of this month in the port of Lomé. The first step is to ensure that a small quantity be sent in time to the Central and Plateaux regions for a volunteer training session scheduled for November 17. Then, 8,438 bundles of 100 mosquito nets each will be dispatched to every region for their distribution in December.
This touchy operation requires good logistics and a procedure that is both minute and precise. The transport of close to one million nets is not an easy matter. Today, our small Red Cross team is happy: we have found a carrier for our nets. Gilbert, logistics delegate, Charlie, project manager, and the accountant Diallo, have all been involved since the first day in order not to waste time and to ensure that all is done according to the rules.
One does not always appreciate the challenge raised by such a large-scale humanitarian project. For the record, by the end of the year 2008, the Canadian Red Cross will have helped in the distribution of close to 6.3 million mosquito nets in nine African countries, including 1.4 million in Togo and Nigeria. Through this operation, the Red Cross is in fact a pioneer in the current fight against malaria.
Now that everything seems to be settled, we can start preparing for the official ceremony of transferring the nets from the Togolese Red Cross to the Togo Health Ministry. This morning, our good Ellie returned home in bad shape. She had malaria fever. This disease is truly a reality throughout Africa. Last week, during the training session, the Director of Health asked participants whether any among them had never had malaria. None raised their hands. Les moustiquaires prendront bientôt la route vers tous les districts du pays  Lomé, le 12 novembre 2008 Photo - Gilbert Corniglion, Logistics Delegate
Je ne vois pas le temps passer. Le bureau est à l’image d’une petite ruche où tous et chacun s’activent à sa tâche. Depuis maintenant un peu plus d’une semaine, en fait depuis mon arrivée, c’est l’urgence. Les moustiquaires qui seront distribuées partout au pays attendent au port de Lomé depuis le début du mois pour être acheminées. La première étape est de s’assurer qu’une petite quantité soit envoyée à temps vers les régions Centrale et Plateaux pour la formation des bénévoles qui débutera le 17 novembre prochain. Parallèlement, 8 438 ballots de 100 moustiquaires rejoindront tous les districts du pays pour la distribution qui se tiendra en décembre.
Cette délicate opération repose sur une bonne logistique et une procédure précise et détaillée. Transporter près d’un million de moustiquaires n’est pas une mince affaire. Aujourd’hui notre petite équipe de la Croix-Rouge se réjouissait : un transporteur a été identifié pour cette délicate tâche. Gilbert, délégué logistique, Charlie, gestionnaire de projet, et Diallo, comptable, ont tous mis la main à la pâte dès les premiers jours, afin de non seulement ne pas perdre de temps, mais également de s’assurer que tout soit fait dans les règles de l’art.
On ne réalise pas toujours le défi que représente un projet humanitaire de l’ampleur de celui-ci. À titre de référence, d’ici à fin de l’année 2008, la Croix-Rouge canadienne aura appuyé la distribution de 6,3 millions de moustiquaires dans neuf pays d’Afrique, dont 1,4 million au Togo et au Nigeria. Elle est en fait une pionnière dans le domaine de la prévention de la malaria, par l’entremise de son opération de distribution de moustiquaires.
Maintenant que tout est en marche, nous pouvons organiser la cérémonie officielle de remise des moustiquaires par la Croix-Rouge togolaise au ministère de la Santé.
Ce matin, notre bonne Ellie est arrivée à la maison très mal en point. Elle a attrapé la malaria. Cette maladie est une réalité en Afrique. La semaine dernière lors de la formation, le directeur santé a demandé aux participants s’il y avait parmi eux quelqu’un qui n’avait jamais eu la malaria. Personne n’a levé la main!
Posted for France Hurtubise
Labels: canadian red cross, France Hurtubise, malaria bed nets, malaria bites, Togo
Good morning … Africa !
November 6, 2008
As I set foot on the continent, so many memories surge through my mind … the stifling heat, the exciting music, the greenery, and more, all true to the Africa I knew. And this will be my home for the coming weeks. A large team from the Togo and Nigeria Red Cross, supported by the Canadian Red Cross, are already busy preparing for the launching of the malaria prevention campaigns in Togo, December 9 to 12, and in Nigeria, December 10 to 14.
 On the day after my arrival, I am up at 6 am for a visit to the magnificent Plateaux region. We are headed for Atakpame, three hours north of the capital Lomé. A training session is being held for the supervisors of the community health agents who will be involved in the integrated national campaign. They will promote the distribution of vitamin A supplements, parasite control using albendazole, and the supply of insecticide treated mosquito nets for children. I met a dozen volunteers who, in spite of a very tight schedule, found time for a few jokes. They literally brought the floor down! It was also interesting to hear that several of those present had been involved in the first malaria prevention campaign in 2004.
In the afternoon, I was back in Lomé, and this is when the jet lag really hit me. But, after a good night’s sleep, I was back on track the following morning.
Bonjour l’Afrique!
06 novembre 2008
-1-723556.JPG) Aussitôt posé le pied en terre africaine, des souvenirs me reviennent en mémoire... chaleur torride, musique entraînante, végétation luxuriante et bien plus encore! Toutes ces images de l’Afrique que j’ai connue.
C’est ici même que je vivrai au cours des prochaines semaines. Toute une équipe de la Croix-Rouge togolaise et de la Croix-Rouge du Nigeria, appuyée par la Croix-Rouge canadienne, s’affaire déjà à mettre en place les préparatifs pour le lancement de la campagne de prévention qui se tiendra au Togo du 9 au 12 décembre, et au Nigeria du 10 au 14 décembre.
Dès ma deuxième journée, j’ai dû me réveiller aux aurores, à 6 h, en direction de la magnifique région des Plateaux. C’est à Atakpame, une ville située à trois heures de route au nord de la capitale, Lomé, que nous avons passé la journée. Il s’y tenait une formation des superviseurs des agents de santé communautaire qui participeront à la campagne nationale intégrée. Dans le cadre de cette campagne, des suppléments de vitamine A, des traitements anthelminthiques à l’albendazole et des moustiquaires imprégnées d’insecticide seront distribués. J’ai rencontré une dizaine de bénévoles qui, malgré un horaire rigoureux, ne manquaient pas d’humour. Certaines remarques ont donné lieu à des fous rires contagieux. Il fut par ailleurs intéressant d’apprendre que plusieurs de ces personnes présentes à la formation avaient participé à la première campagne de prévention contre la malaria en 2004.
De retour à Lomé, en fin d’après-midi, le décalage horaire commençait déjà à faire effet. Mais après une bonne nuit de sommeil, j’étais d’attaque dès le lendemain.
Posted for France Hurtubise - communications delegate Canadian Red Cross
Labels: canadian red cross, France Hurtubise, malaria bites, mosquito nets, Nigeria, Togo
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