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Tuesday, December 23, 2008

Back in Lomé

December 16, 2008
After three weeks in Nigeria’s Cross River State, I am back in Lomé, Togo. I meet again with my colleagues who, over the last few weeks, like their counterparts in Nigeria, worked hard to launch the anti-malaria campaign. Charlie Musoka, project manager for the Canadian Red Cross malaria program in Togo, told me upon my return that as of Dec 15 the mosquito net distribution coverage rate was around 97.5%. The next step, presently on its way, aims among other things. to make sure that parents have properly set the nets up so that their children are protected.

Tomorrow I will be on the road with notebook, camera and video camera to act as your eyes and ears. In the coming weeks, a report on my field trip will be on the Canadian Red Cross website.

The net distributions carried out in two countries required an enormous amount of collaboration and coordination. “It was an asset to work with several partners and we worked hard to ensure we had common and coherent messages to the public,” noted Doug Henderson, project manager for the Canadian Red Cross malaria program in Nigeria. “Regular meetings and listening to each other’s ideas and needs have allowed us to do this.”

In less than a week I shall be back in Canada. But before leaving, I have a last duty to perform -- to inform Canadians about the last leg of this campaign. I love my job. It allows me to meet with real people in their own environment, to listen to them and to see with my own eyes the positive results of the donations contributed by Canadians. Few people are fortunate enough to get up in the morning and say “Great ! Another day!”


De retour à Lomé

Le 16 décembre 2008
Après trois semaines dans l’état de Cross River au Nigeria, je suis de retour à Lomé au Togo. Je retrouve mes collègues qui, durant les dernières semaines, tout comme ceux en poste au Nigeria, ont travaillé d’arrache-pied au lancement de la campagne de lutte contre le paludisme. Charlie Musoka, gestionnaire de projet, Programme de distribution de moustiquaires de la Croix-Rouge canadienne au Togo, me confiait à mon arrivée, qu’en date du 15 décembre, le taux de couverture de distribution des moustiquaires était de l’ordre de 97,5 %. La prochaine étape qui est en cours vise notamment à s’assurer que les familles ont bien installé leurs moustiquaires afin que les enfants soient protégés.

Demain, je partirai avec mon carnet, mon appareil photo et ma vidéo caméra pour être vos yeux et vos oreilles. Vous retrouverez sur le site de la Croix-Rouge canadienne, dans les prochaines semaines, le compte rendu de ce voyage terrain.

La campagne de distribution des moustiquaires qui s’est tenue dans les deux pays représente un énorme travail de collaboration, de coordination et de planification. Comme l’a mentionné Doug Henderson, gestionnaire de projet au Nigeria, « malgré les avantages de travailler avec différents partenaires, le plus grand défi consistait à maintenir la cohérence des messages transmis au public. » « Les multiples rencontres et l’écoute de tous et chacun ont permis de relever ce défi », a-t-il ajouté.

Dans moins d’une semaine, je serai de retour au Canada, mais avant de partir il me reste un dernier travail à faire, informer les Canadiens de la dernière étape de cette campagne.

J’adore mon travail. Il me permet de rencontrer des gens dans leur milieu, de les écouter et de constater les résultats positifs de la générosité des Canadiennes et Canadiens. Peu de gens ont le privilège de se lever le matin et de se dire : « Génial une autre journée! »

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Wednesday, December 17, 2008

The campaign starts amid great enthusiasm

December 10, 2008
Hundreds of children with their mothers wait patiently to receive their free mosquito nets. It has been a long wait since they got their vaccinations earlier in the morning. On this first day of net distributions our Red Cross team is visiting several community health centers in Ikom, Nde and Emangebe to see for ourselves the exemplary work of the local Red Cross and Health Ministry volunteers during this campaign against malaria.

On this occasion, distinguished visitors from the Canadian Red Cross are with us. They are Ted Tanaka, vice-chairman of the Board of directors, and Chris Rosene, director of development programs for the Canadian Red Cross.

The enthusiasm of the mothers and their toddlers is tangible. Though the health centers opened only at 8 am, many were on site by 6. On a backdrop of crying children, all went very well. Registration, vaccinations, vitamin A and mosquito net distributions, the latter being the obvious the highlight of the day. Those children who had not appreciated receiving a shot were suddenly smiling upon being given the small blue bag.

There were children everywhere. On our way, we mistakenly ended up in a primary school. We were immediately swamped with schoolchildren, and to his great surprise and the immense pleasure of the children, Ted Tanaka was surrounded with little ones. Their teacher confided that this impromptu visit will be a long-lasting memory for them.



Une première journée de campagne sous le signe de l’enthousiasme

Le 10 décembre 2008
Des centaines d’enfants accompagnés de leur maman attendent patiemment de recevoir gratuitement leur moustiquaire. L’attente est sans aucun doute longue depuis les vaccins reçus plus tôt dans la matinée. Lors de la première journée de la campagne de distribution de moustiquaires, l’équipe de la Croix-Rouge canadienne s’est rendue dans plusieurs centres de santé communautaire de Ikom, Nde, et Emangebe, afin de constater de visu le travail exemplaire des bénévoles de la Croix-Rouge locale et du ministère de la Santé, dans le cadre de la campagne de prévention contre la malaria.

À cette occasion, deux invités de marque de la Croix-Rouge canadienne nous accompagnaient : Ted Tanaka, vice-président, Conseil des gouverneurs, et Chris Rosene, directeur, Programmes de développement.

L’enthousiasme des mamans et des tout-petits était palpable. Les centres n’ouvraient qu’à 8 h, mais plusieurs personnes étaient sur place dès 6 h. Avec pour musique de fond des pleurs d’enfants, tout s’est bien déroulé, que ce soit au niveau de l’enregistrement, des vaccinations, de la distribution de suppléments de vitamine A, ou de la remise des moustiquaires qui fut sans aucun doute la pièce maîtresse de la journée. Les enfants qui n’avaient vraiment pas apprécié la piqûre du vaccin retrouvaient soudainement leur sourire lorsqu’ils recevaient le petit sac bleu.

Il y avait des enfants partout. Sur notre route, nous nous sommes arrêtés par erreur dans une école primaire. À notre arrivée, nous avons été littéralement envahis par une meute d’enfants qui ont encerclé Ted Tanaka à sa grande surprise, mais surtout au plaisir des jeunes écoliers. Le professeur nous confiait que cette visite impromptue resterait longtemps dans la mémoire des enfants.
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Wednesday, December 10, 2008

Une visite au Ranch Obudu : à couper le souffle!

Je reviens à Calabar après un voyage énergisant de quatre jours à Obudu, une des 18 régions administratives de l’état de Cross-River, au Nigéria.

J’ai assisté à la formation de bénévoles, et je les ai suivis alors qu’ils faisaient du porte-à-porte dans leur collectivité, afin d’informer les familles de la tenue prochaine de la campagne.

Puis, j’ai également passé un après-midi mémorable au Ranch Obudu. Ce fut sans aucun doute le moment le plus spectaculaire de toute ma mission. Mes collègues à Calabar m’avaient dit que c’était à voir absolument et je dois dire que je n’ai pas été déçue!

Cet endroit était à l’origine la résidence d’éleveurs écossais qui avaient construit le Ranch dans les années 1950 et y avaient vécu jusque dans les années 1970. Plusieurs années après leur départ, le Ranch a été rénové et est devenu un lieu de vacances luxueux perché sur une montagne à 1 576 m d’altitude.

Les distances au Nigéria sont immenses. Le pays est presque aussi grand que la Colombie-Britannique – avec 140 millions d’habitants, il est le pays le plus peuplé d’Afrique. En tant que Canadienne, je devrais être habituée aux longs parcours, mais non. Lorsque Bassey et Regina, mes collègues de la Croix-Rouge du Nigéria, et moi avons quitté la ville d’Obudu pour nous rendre au Ranch, je croyais vraiment que ce serait très court, mais après 45 minutes de route dans la montagne, je ne voyais toujours pas le Ranch. Finalement, 60 kilomètres plus loin, nous sommes arrivés à l’imposante barrière du Ranch.

Le pamphlet disait : « Ce lieu jouit d’un climat tempéré frais; il y règne une tranquillité idyllique, un paysage magnifique et des vues à couper le souffle ». Je n’aurais pu dire mieux.

Alors que Bassey parcourait les 11 kilomètres qui séparaient la barrière de l’hôtel, je ne pouvais m’arrêter d’admirer le paysage unique empreint de beauté et de paix. Le climat tempéré était une vraie bénédiction après des journées passées dans la chaleur tropicale.

Pendant que j’admirais le paysage, Bassey n’en avait que pour le funiculaire. Non seulement a-t-il insisté pour que nous soyons pris en photo devant le funiculaire, mais il voulait que le funiculaire apparaisse sur chaque photo que l’on prenait de lui!


A visit to Obudu Cattle Ranch - A breathtaking experience


I have just returned to Calabar after a four-day energizing journey in Obudu, one of 18 Local Government Areas of Cross-River State.

I attended volunteer trainings and joined them while they were going from door-to-door in their communities to inform families about the upcoming campaign.

I also spent an afternoon at Obudu Cattle Ranch. It had to be the most spectacular part of my journey. I had heard from colleagues in Calabar that it was a must-see and I have to say I was not disappointed.

The place was originally the living quarters of enterprising and expatriate Scottish ranchers who built the Obudu Cattle Ranch in the ‘50s and lived there until the early ‘70s. Several years after their departure, it was renovated and it is now a luxury resort perched on a mountain at an elevation of 1,576 metres above sea level.

Distances in Nigeria are huge. The country is almost the same size as British Columbia - though with 140 million people, it is the most populated country in Africa. As a Canadian, I should be used to long distances, but I assumed otherwise. When Bassey and Regina, my colleagues from the Nigerian Red Cross, and I, left Obudu town for Obudu Cattle Ranch, I honestly thought it would be a short trip, but after 45 minutes and lots of mountains surrounding us, I still could not see the ranch. Finally, after 60km and one hour’s drive, we arrived at the impressive gate.

The information sheet stated, “The resort enjoys a cool temperate climate; it is an area of idyllic tranquility, beautiful scenery and breathtaking views”. I could have not said it in a better way.

As Bassey drove up to the ranch over a distance of 11 kilometers, I could not stop looking at the unique scenery with its concealed beauty and peace. Its cool temperate climate was a real blessing after the tropical heat of the past days.

While I was looking at the scenery, Bassey thought the most appealing feature was the cable car. Not only did he insist on having a picture taken in front of it, he wanted to see the cable car in the background of all the pictures taken of him.


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Monday, December 1, 2008

Those volunteers we cross on our path

Calabar, November 27, 2008

Before heading to the field next week for the pre-campaign, I spent my first week in Nigeria in Calabar meeting the Nigerian Red Cross and all the partners working towards the success of the ‘Child Survival Campaign’. Unlike Togo where the Canadian Red Cross is doing a second round of net distributions to children under 5 years old, Nigeria is in its first round and massive collaboration is required.

Today, I would like to introduce you to a volunteer I have met several times.

His name is Ibeabuch Chukwuma Anthony, but everyone calls him Chuma. He lives in Calabar, Nigeria, he is a volunteer, and he has a passion… the Red Cross.

It all started in 1994, fourteen years after he was born. Just liked millions of people around the world, Chuma was shocked by the unfolding of the Rwandese tragedy. Although he was still very young and did not realize it at the time, he feels that day changed his life. He started paying attention to the small world around him, but also being concerned with what was happening elsewhere in the wide world. He studied international relations at school and his interest for the international humanitarian sector kept on growing.

In 2007, Chuma joined the local branch of the Red Cross in Calabar, Nigeria. Since day one, he never stopped being involved in several activities. He has put his name down to take first aid, disaster management and other trainings offered by the Red Cross movement. This weekend, he is heading out to the Annual International Mountain Race held every year in northern Cross River State. He and other Red Cross volunteers will provide first aid to injured participants. As we were talking, he showed me all the pictures and certificates he has proudly accumulated in just over a year with the Red Cross.

Chuma not only spends his time with the Red Cross, but also writes poetry. He confides that when he is moved by misery and when he sees children suffering, poetry helps him. He has a book filled with poems.

As we were ending our conversation he shared a secret with me. On December 8th, on the occasion of the inaugural day of the child survival campaign, he will dedicate a poem to the Canadian Red Cross. This is a secret!


Les volontaires dont nous croisons le chemin
Calabar, le 27 novembre 2008
Avant de partir sur le terrain pour couvrir la pré-campagne, j’ai passé ma première semaine à Calabar, à rencontrer la Croix-Rouge du Nigéria ainsi que tous les partenaires qui travaillent au succès de la campagne de survie des enfants. Contrairement au Togo où la Croix-Rouge canadienne en est à sa deuxième distribution de moustiquaires destinées aux enfants de moins de 5 ans, au Nigéria il s’agit de la première fois et ça implique une collaboration massive.

Aujourd’hui, je voudrais vous présenter un bénévole que j’ai rencontré à plusieurs reprises cette semaine.

Il s’appelle Ibeachuch Chukwuma Anthony, mais c’est Chuma pour les intimes. Il habite à Calabar au Nigéria, il est un bénévole, et il a une passion … la Croix-Rouge.

Tout a débuté en 1994, 14 ans après sa naissance. Malgré son jeune âge, tout comme des millions de personnes de par le monde, il a été bouleversé par la tragédie rwandaise. Aujourd’hui avec le recul, il est convaincu que cette période contribua à changer sa vie. À partir de ce moment, il s’intéressa davantage au monde qui l’entourait mais également au monde dans un sens plus large. Il entreprit des études en relations internationales et son intérêt pour le secteur humanitaire alla en s’accroissant.

En 2007, Chuma se joint à la branche locale de la Croix-Rouge du Nigéria. Depuis la première journée, son implication et son dévouement n’ont jamais diminué. En un peu plus d’une année, il a accumulé des formations en premier secours, en gestion des catastrophes, et plusieurs autres offertes par le Mouvement de la Croix-Rouge. Ce week-end, il est en route pour la Compétition internationale annuelle de course en montagne qui se tient chaque année au nord de l’état de Cross River. En compagnie d’autres volontaires de la Croix-Rouge, il sera sur place pour administrer les premiers soins aux participants en cas de blessures. Alors que nous parlons, il me montre fièrement les photos et certificats accumulés depuis qu’il s’est joint à la Croix-Rouge.
Chuma n’a pas qu’une passion. Lorsqu’il n’est pas à la Croix-Rouge, il consacre son temps à écrire des poèmes. La poésie l’aide à soulager sa peine face à la misère et à la souffrance infligée aux enfants. Des poèmes, il en a écrit par dizaines mais celui qui lui tient le plus à cœur, il le réserve pour la journée du lancement officiel de la campagne pour la survie des enfants. Il m’a confié un secret. Lors de cette journée, il dédiera un poème à la Croix-Rouge canadienne pour son implication. D’ici là, c’est un secret !



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