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Tuesday, September 23, 2008

Lomé September 15, 2008

I was lucky to visit some of the communities where Red Cross volunteers live and work before leaving Togo.

Villagers played music for us and prepared delicious meals consisting of African cuscus, chicken and palm wine. Their generosity made a very strong impression on me; they have so little and yet were ready to share it all with us. We ate abundantly; it would have been unacceptable for us to refuse the delicacies made by the women of the community with such care and effort.

In Koloware, central Togo, I had a wonderful time eating delicious food, singing songs, and even received an unexpected yet much honoured marriage proposal (unfortunately I had to decline).

In the community of Evou Apégamé, in the region of Plateaux, the religious leader asked me to remember him and his village, while holding my hand tightly and looking firmly into my eyes. These are moments that become unforgettable memories.

Lomé, September 12, 2008

My days in Togo are coming to an end. A few weeks from now my mission will be over and I will travel back to Canada. I have a mixture of feelings about this.

On one hand, I am glad to go back and see all the people that I love and miss. On the other hand, it is going to be sad to say goodbye to the people that I have learned to love here, such as my friend and colleague Dr Battah, the Togolese Red Cross doctor with whom I have worked throughout the last five months.

During my last visit to the field, while traveling across the regions of Togo and contemplating the beauty of its green valleys and mountains, I said farewell to all the wonderful people I have met here. In my mind and heart, I wished the Togolese a prosperous and better future.
This mission has been one of the most enriching experiences of my life, both personally and professionally. I am grateful to have had the chance to know this country and live here during five months of my life. This chapter is coming to an end and a new adventure announces itself. Beginnings and ends, this is the cycle of life on earth.

Monday, August 25, 2008

Lomé, August 10, 2008



The power and strength of African women amaze me every day. I see them carry their babies on their backs, walk long distances to bring water or food to their homes, prepare meals for their families, take care of the children, wash their clothes, and clean the house. During the day, thousands of women sell food in the streets, under harsh sunlight, to help support their kin.

I am amazed every time I see African women carrying heavy basins of water, fruits or vegetables on their heads. Since childhood, their neck muscles have been trained to bear such heavy loads. Each one of them is a heroine to me.

They work so hard and carry such a heavy burden! But they do not complain; everything they do for their families and they do it with love. It seems to me that women hold this country and even this continent together. And with their hands they are pushing it forward, making it a better place, day by day.

Lomé, le 10 août 2008

Chaque jour, je suis éblouie par la force et la puissance des femmes africaines. Elles transportent leurs bébés sur leur dos, marchent sur de longues distances afin de ramener de l’eau ou de la nourriture chez elles, préparent des repas pour leur famille, s’occupent des enfants, lavent des vêtements et nettoient leur maison. Durant la journée, des milliers de femmes vendent de la nourriture dans les rues, sous un soleil de plomb, afin d’aider à soutenir leur famille.

Je suis éblouie chaque fois que je vois des Africaines transportant sur leurs têtes de lourds contenants d’eau, des fruits et des légumes. Depuis l’enfance, les muscles de leur cou ont été entraînés à supporter de lourdes charges. À mes yeux, elles sont toutes des héroïnes.

Elles travaillent très fort et doivent supporter de tels fardeaux! Mais elles ne se plaignent jamais. Tout ce qu’elles font, c’est par amour pour leur famille. Il me semble que ce sont les femmes qui assurent la cohésion de ce pays, voire de ce continent. Ce sont elles qui font bouger les choses afin de créer un monde meilleur, un jour à la fois.

Lomé, le 6 août 2008


Des pluies torrentielles se sont abattues sur le Togo ces derniers jours. Chaque année, durant la saison des pluies, le Togo est aux prises avec des inondations. Et cette année, elles sont arrivées plus tôt que prévu. Certains des habitants de Lomé croient que les inondations sont causées par la fonte des calottes glaciaires au Canada, qui gonflent le niveau des océans et des rivières; pour d’autres, elles sont un signe de l’approche de l’apocalypse.

Des douzaines de villages sont inondés et le plus important pont reliant le nord et le sud du pays s’est effondré il y a quelques jours. Les fermiers ont perdu leurs récoltes. De plus, on redoute les effets de l’augmentation des prix du carburant à l’échelle internationale, qui a déjà entraîné la hausse des prix des produits de base, comme le maïs, le pain et le riz. Pour une population vivant avec moins d’un dollar par jour, la combinaison de ces deux phénomènes a eu des effets dévastateurs.

Le weekend dernier, des collègues de la Croix-Rouge togolaise m’ont fait visiter des quartiers inondés en banlieue de Lomé. La situation est telle, que les résidants ont dû quitter leur domicile et trouver refuge ailleurs. Il est troublant de voir des familles entières s’affairant dans l’eau à sauver leurs biens.

Les sinistrés ont de la difficulté à croire que les inondations de cette année sont aussi sévères que celles de l’année dernière. En effet, le pays ne s’est pas encore remis des pertes humaines et matérielles subies en 2007. Heureusement, ils ne sont pas laissés à eux-mêmes. Des organismes humanitaires locaux et internationaux présents au Togo se mobilisent afin de soutenir les personnes sinistrées par ces inondations.

Lomé, August 6, 2008

Togo has seen really heavy rains in the last couple of days. During the rainy season, floods are a yearly ritual in Togo but this year they’ve come sooner than expected. Some of the inhabitants of Lomé consider the floods to be the result of water melting from the polar ice caps in Canada which has found its way here through the oceans and the rivers; others perceive it as a sign that the apocalypse is coming soon.

Dozens of villages are flooded and the main bridge that connects the north and the south of the country fell down a few days ago. Farmers have lost their crops and there is a general fear as the effects of higher international fuel prices are already causing price increases in the costs of basic products such as corn, bread and rice. For a population that lives with less than a dollar per day, the combination of the two phenomena could have devastating effects.

Last weekend, I visited flooded neighbourhoods in the outskirts of Lomé with my colleagues from the Togolese Red Cross. The situation here has obliged people to leave their homes and take refuge elsewhere. It is striking to see entire families making their way through the water trying to save their goods and properties.

People affected by the inundations find it hard to believe that this year’s floods might hit them as hard as they did last year; the country hasn’t yet had time to recover from the human and material losses it faced in 2007. Fortunately, they are not alone. Local and international humanitarian organizations working in Togo are mobilizing to support the people affected by the floods.

Monday, July 21, 2008

Lomé, le 14 juillet 2008

La malaria : l’avoir ou ne pas l’avoir…

J’ai récemment contracté la malaria pour la première fois de ma vie. Tout a commencé par une sensation de fatigue, des maux de tête et des courbatures. Comme je n’avais jamais ressenti ces symptômes auparavant, j’ai cru qu’ils étaient causés par des heures de travail intenses. Cependant, les symptômes ont persisté ce qui m’a convaincue de faire le test de détection de la malaria. J’avais tous les symptômes, mais le résultat s’est avéré négatif. Le lendemain, je ne me sentais toujours pas mieux alors je suis allé voir le médecin. On m’a fait subir un deuxième test et celui-ci était positif.

J’ai été étonnée d’apprendre que l’on peut bel et bien souffrir de la malaria et quand même avoir un résultat de test négatif. Si la concentration dans le sang de parasites causant la maladie n’est pas assez élevée, le résultat du test sera négatif, même si les parasites sont présents dans le sang. Le médecin m’a expliqué que les résultats dépendent aussi de la façon dont le test est administré, la malaria n’est donc pas une question en noir sur blanc.

La malaria est une maladie beaucoup plus complexe que je ne le croyais et elle est très courante ici durant la saison des pluies. Chaque année, des milliers de personnes au Togo reçoivent un diagnostic de malaria, ce qui en fait donc une partie de la vie quotidienne dans ce pays. Cette maladie est tellement fréquente que les adultes vont rarement chez le médecin lorsqu’ils ressentent les symptômes, ils prennent tout de suite des antipaludiques.

Toutefois, la situation est très différente pour les enfants. Bien que la malaria n’entraine pas habituellement la mort chez les adultes, elle peut être fatale pour un enfant. Le corps d’un enfant ne possède pas une immunisation et une protection suffisante pour combattre les parasites de la malaria comme le corps d’un adulte.

À la suite de mon diagnostic de malaria, j’ai suivi un traitement, je me suis reposée et quelques jours plus tard, je me sentais déjà beaucoup mieux. Les symptômes se sont estompés lentement et j’ai retrouvé mon énergie et mes forces. Une bonne alimentation a permis d’accélérer ma période de rétablissement; c’est l’endroit parfait pour manger des tonnes de poisson frais, une excellente source de protéines!

Mes collègues de la Croix-Rouge du Togo sont venus me visiter, pendant que j’étais malade, et ont bien pris soin de moi. Ils disent que contracter la malaria pour la première fois est une bonne chose, car j’ai maintenant développé une certaine immunité contre la maladie.

Je suis ravie de savoir que ma présence dans ce pays sert précisément à protéger les enfants contre la malaria. Nous distribuons gratuitement des moustiquaires à des milliers d’enfants qui ne pourraient en acheter ou s’en procurer d’une autre façon. Grâce à ces efforts, des familles sont soulagées du fardeau de cette terrible maladie.

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